Les relations toxiques.

Ce n’est pas toujours évident de qualifier une relation de toxique, surtout lorsqu’elle nous touche de près.
Est-ce que ce comportement est normal? Est-ce qu’il est en phase avec mes valeurs? Est-ce que je souhaite avoir ce genre de personnes dans ma vie?

Une relation toxique, par définition, est une relation qui nous nuit, qui ne nous rend pas heureux.se, qui ne nous tire pas vers le haut.
Ça peut être un parent, un membre de la famille plus ou moins proche, un conjoint, une amie, une connaissance, un collègue de travail.
C’est quelqu’un en qui on pensait avoir confiance mais qui nous prouve plusieurs fois qu’en fait, on ne peut pas avoir confiance.

Quand j’étais ado, mon lycée a été très difficile à vivre. C’est à partir de ce moment-là que je suis rentrée dans ma carapace, qui est vite devenue très solide pour me couper des autres. Mon credo était simple : si tu étais toxique avec moi, je coupais les ponts.
Pendant longtemps j’ai fait confiance, je me suis livrée, j’ai partagé des secrets qui ont été divulgués dans mon dos. Lorsque j’ai fini par prendre le courage de parler et de ne pas me laisser faire, j’ai une carapace qui s’est formée, impénétrable et c’est là que mon credo est né : tu me fais du mal, c’est tchao.

J’ai appliqué ça, sans aucun regret – et encore aujourd’hui 13 ans après – auprès de deux membres de ma famille proche. Je l’ai également appliqué à ces soi-disant amis qui ne m’ont manqué à aucun moment. Cette méthode fonctionnait pour moi, parce que j’étais vide de toutes émotions et j’appliquais seulement ce qui me paraissait bon pour moi.
Attention, je n’ai vraiment aucun regret d’avoir utilisé cette méthode à l’époque parce qu’elle m’a sortie de bien des situations et aujourd’hui je suis très reconnaissante à ma moi de 18 ans d’avoir fait le pas.

Puis j’ai grandi, j’ai pris conscience de certaines choses, ma carapace s’est fendue pour laisser entrer plus de gens dans mon cercle personnel. Je me suis adoucie, je ne vis plus dans la colère mais en cherchant au contraire la paix intérieure. J’ai compris que tout n’était pas noir ou blanc. Que chaque situation était différente et devait être traitée de façon unique.
La moi d’avant qui coupait les ponts à chaque contrariété a fini par se calmer puis disparaître. Je laisse un peu plus de chance ; de s’exprimer, de s’expliquer.

Jusqu’à il y a environ trois ans où j’ai compris qu’il fallait que je fasse un mix de ma moi implacable et de ma moi laxiste.
Je ne cours plus après les personnes qui me sont plus ou moins toxiques.
Je ne les retire plus de ma vie non plus.
J’ai compris que si je ne leur accordais plus d’attention, si je les laissais dans l’ignorance ou dans le silence quelques temps, elles ne viendraient pas à moi.
Chaque interaction partait le plus souvent de moi et lorsque j’ai arrêté de le faire, je me suis rendue compte que le tri se faisait tout seul.

Alors bien sûr, si une personne te nuit quotidiennement, que ça te mine la vie, le moral et que lui parler ne fait pas avancer les choses, ni plus que le silence, alors peut-être que couper les ponts est la solution.

Choisis ce qui est bon pour toi.
Comme toujours je t’expose mon vécu, ce que j’ai pu en tirer ces dernières années, les apprentissages et les leçons, ce que je mets en place aujourd’hui mais c’est propre à chacun.
C’est simplement un guide si tu te poses des questions, si tu ne sais pas comment réagir face à une situation ou autre explication de pourquoi tu te trouves là aujourd’hui.

Ce qui est le plus important quand tu côtoies quelqu’un de toxique pour toi :
prends soin de toi, pense à toi en priorité, ne te mets pas de côté pour cette personne.
Ah et petit point important : peu importe que ce soit une personne très proche ou éloignée, tu n’as pas à subir quelque chose qui ne te rend pas heureux.se.

Avec tout mon amour,
Nelly 🫶🏻


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