Il est de ces évènements qui t’apprennent, qui te construisent, qui sont nécessaires à vivre pour te (re)trouver. Ils sont le plus souvent durs voire traumatisants mais ils te guideront vers ton chemin pour que tu puisses être là où tu es censé.e être.
Évidemment, dis comme ça, ça paraît simple.
La difficulté est encore plus grande si tu es actuellement en train de vivre un moment de ce type mais crois-moi, tu grandiras à travers, ça prendra du temps, ça te paraît sûrement impossible là tout de suite, mais tu grandiras et tu trouveras la résilience et tu te trouveras toi pour tourner la page. Ne pas oublier mais accepter.
J’ai vécu plusieurs moments clés tout au long de mon adolescence et de ma vie d’adulte, des moments qui paraissaient insurmontables, invivables mais avec du recul je peux dire qu’ils étaient nécessaires. Ils étaient là pour m’apprendre, pour me définir un chemin, pour me guider à travers ma moi de maintenant. Ce sont des moments, des situations que j’ai appris à accepter avec le temps parce qu’ils ont bâtis la personne que je suis aujourd’hui – ils y ont contribué en tout cas.
Tous ces moments m’ont notamment appris à accepter plus facilement, à lâcher prise, à respirer plus profondément, à m’ancrer davantage dans ma réalité, à construire ma safe place intérieure, j’ai appris à diminuer et contrôler mes crises d’angoisses ou bien ralentir les pensées qui envahissent ma tête par milliers en période de stress. J’essaie de ne plus anticiper, imaginer en négatif ce qui pourrait arriver et j’essaie au contraire de m’accrocher plus fort à cette phrase : tout arrive pour une raison.
J’ai mis des années à me construire, à construire cette partie de moi plus forte, qui accueille ses émotions, qui s’écoute.
Fin 2024, j’ai vécu quelque chose qui m’a presque mise à terre même si j’ai longtemps essayé de me convaincre du contraire. La moi d’avant se serait laissée submerger, elle aurait mis des mois à remonter à la surface, se complaisant dans son malheur parce que c’est tellement plus simple de ne pas faire l’effort de remonter la pente.
La moi de maintenant a pris le problème à l’envers – trop à l’envers – en répétant à mon entourage que tout allait bien, que j’allais bien, que ce n’était rien.
Sauf que je pratique le yoga, que je suis plus à l’écoute de mon corps et de ma tête que je ne l’ai jamais été et j’ai rapidement senti que j’essayais juste de me protéger.
Alors je me suis mise à écrire. Beaucoup. Tout ce qui me passait par la tête, tout ce que je ressentais, j’ai tout couché sur papier. J’ai pratiqué, seule, petit à petit, pour relâcher les tensions, me retrouver, me réapproprier mon corps. J’ai pratiqué aussi avec mes amies et profs, dont le kundalini qui m’a énormément aidé à tout ressortir. J’ai fait une séance en la commençant par je vais bien et en la terminant par je vais mieux. Parce que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps ce jour-là, j’ai compris la situation, j’ai accepté que je ne pouvais pas changer ce qu’il s’était passé, que ma peine était légitime et que ce n’était pas ma faute.
Et un mot est ressorti de ces quelques semaines de brouillard : la résilience.
Sûrement une de mes plus grandes forces, que j’ai toujours réussi à appliquer mais que, cette fois où la situation me touchait plus personnellement, j’ai mis du temps à comprendre ce qui se passait et comment rebondir.
Maintenant je sais : pleurer un bon coup, accueillir ses émotions, les retranscrire, les accepter, les laisser partir, prendre son temps pour se retrouver, prendre son temps pour se réapproprier son corps et son esprit, pratiquer beaucoup, respirer profondément et accueillir la résilience.
Si toi aussi tu traverses ce genre de moment actuellement, je te souhaite tout mon courage. Respire, prends ton temps pour te retrouver et ne mets pas tes émotions de côté.
It gets better.
Avec tout mon amour,
Nelly 🫶🏻

Leave a comment